RAPPORT DE L'ORGANE INTERNATIONAL DE CONTRôLE DES STUPÉFIANTS POUR 1999 |
E/INCB/1999/1 |
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PUBLICATIÓN DES NATIONS UNIES Numéro de vente: F.00.XI.1 ISBN 92-1-248094-2 ISSN 0257-3725 |
Table des matières
Avant-propos
Chapitres
- Vaincre la douleur (PDF)
- Assurer loffre, à des fins médicales, de drogues placées sous contrôle: lun des principaux objectifs des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues
- Progrès et contraintes
- Inquiétudes suscitées par la persistance dune offre excessive de substances psychotropes
- Conclusion
- Fonctionnement du régime international de contrôle des drogues (PDF)
- État des adhésions aux traités internationaux relatifs au contrôle des drogues
- Coopération avec les gouvernements
- Mesures de contrôle
- Assurer loffre de drogues à des fins médicales
- Mesures visant à assurer lapplication, par les États, des dispositions des Conventions de 1961 et de 1971
- Salles dinjection
- Analyse de la situation mondiale (PDF)
- Afrique
- Amériques
- Asie
- Europe
- Océanie
Annexes (PDF)
- Groupes régionaux figurant dans le rapport de lOrgane international de contrôle des stupéfiants pour 1999
- Composition actuelle de lOrgane international de contrôle des stupéfiants
Tableau. Production de matières premières opiacées, consommation dopiacés et écart entre les deux, 1986-2000
NOTES EXPLICATIVES
Les abréviations ci-après ont été employées dans le présent rapport: ASARC Association sud-asiatique de coopération régionale
CARICOM Communauté des Caraïbes
CEDEAO Communauté économique des États de lAfrique de lOuest
CEI Communauté dEtats indépendants
CICAD Commission interaméricaine de lutte contre labus des drogues
COAF Conseil de contrôle des activités financières (Brésil)
CONAD Conseil national antidrogue (Brésil)
GBL gamma-butyrolactone
GHB gamma-hydroxybutyrate
HCR Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
LSD diéthylamide de lacide lysergique
MDMA méthylènedioxymétamphétamine ("ecstasy")
MERCOSUR Marché commun du Sud
OCDPC Office pour le contrôle des drogues et la prévention du crime
OCE Organisation de coopération économique
OEA Organisation des Etats américains
OIPC/Interpol Organisation internationale de police criminelle
OMD Organisation mondiale des douanes
OMS Organisation mondiale de la santé
OUA Organisation de lunité africaine
PNUCID Programme des Nations Unies pour le contrôle
international des drogues
SENAD Secrétariat national antidrogue (Brésil)
sida syndrome dimmunodéficience acquise
THC tétrahydrocannabinol
VIH virus de limmunodéficience humaine
Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent nimpliquent de la part du Secrétariat de lOrganisation des Nations Unies aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites.
Les noms des pays ou régions mentionnés dans le texte sont ceux qui étaient utilisés officiellement au moment où les données ont été recueillies.
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Les données communiquées après le 1er novembre 1999 n'ont pas été prises en compte pour la préparation du présent rapport. |
Avant-propos
LOrgane international de contrôle des stupéfiants a succédé à divers organismes de contrôle des drogues, dont le premier a été créé par traité international, il y a plus de 70 ans. Une série de traités internationaux lui assignent des fonctions précises. LOrgane doit sefforcer de limiter la culture, la production, la fabrication et lusage des stupéfiants aux montants requis à des fins médicales et scientifiques, de faire en sorte quil y soit satisfait et dempêcher la culture, la production, la fabrication, le trafic et lusage illicite des stupéfiants, conformément à larticle 9 de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, telle que modifiée par le Protocole de 1972. Dans lexercice de ses fonctions, lOrgane agit en coopération avec les États et entretient avec eux un dialogue permanent en vue datteindre les buts des traités. Ce dialogue prend la forme de consultations régulières et parfois de missions spéciales organisées avec laccord des pays intéressés.
LOrgane se compose de 13 membres élus par le Conseil économique et social qui siègent à titre personnel et non en qualité de représentants de leur pays (pour la composition actuelle, se reporter à lannexe II). Trois membres ayant lexpérience de la médecine, de la pharmacologie ou de la pharmacie sont choisis sur une liste de personnes désignées par lOrganisation mondiale de la santé (OMS) et 10 membres sur une liste de personnes désignées par les Membres de lOrganisation des Nations Unies et par les États parties qui nen sont pas membres, conformément à larticle 9 de la Convention de 1961, telle que modifiée par le Protocole de 1972. Les membres de lOrgane doivent être des personnes qui, par leur compétence, leur impartialité et leur désintéressement, inspirent la confiance générale. Le Conseil prend, en consultation avec lOrgane, toutes les dispositions nécessaires pour assurer la pleine indépendance technique de ce dernier dans lexercice de ses fonctions. Des dispositions administratives révisées, élaborées au nom du Secrétaire général par le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID) en accord avec lOrgane, ont été approuvées par le Conseil, dans sa résolution 1991/48.
LOrgane collabore avec le PNUCID, dont son secrétariat fait partie, ainsi quavec dautres organismes internationaux qui soccupent aussi du contrôle des drogues. Au nombre de ces organismes figurent non seulement le Conseil et sa Commission des stupéfiants, mais aussi les institutions spécialisées des Nations Unies compétentes en la matière, en particulier lOMS. LOrgane coopère également avec des organismes qui nappartiennent pas au système des Nations Unies, en particulier lOrganisation internationale de police criminelle (OIPC/Interpol) et lOrganisation mondiale des douanes (nouvelle dénomination du Conseil de coopération douanière).
En vertu des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues, lOrgane doit établir un rapport annuel sur ses activités. Ce rapport, dans lequel est analysée la situation mondiale en matière de contrôle des drogues, permet aux autorités nationales dactualiser leurs connaissances des problèmes qui se posent aujourdhui ou qui risquent de se poser demain et sont de nature à compromettre la réalisation des objectifs de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, de cette Convention telle que modifiée par le Protocole de 1972, de la Convention de 1971 sur les substances psychotropes et de la Convention de 1988 contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes. LOrgane appelle lattention des États sur les lacunes et les insuffisances constatées dans le domaine du contrôle national ou de lapplication des traités; en outre, lOrgane suggère et recommande des améliorations aux niveaux international et national. Les conventions prévoient certaines mesures que lOrgane peut prendre pour assurer lexécution de leurs dispositions.
Le rapport annuel de lOrgane est complété par des rapports techniques détaillés où apparaissent des statistiques concernant les mouvements licites de stupéfiants et de substances psychotropes utilisés à des fins médicales et scientifiques et lanalyse par lOrgane de ces statistiques. Ces publications sont nécessaires au bon fonctionnement des mécanismes de contrôle des mouvements licites de stupéfiants et de substances psychotropes. De plus, en vertu des dispositions de larticle 12 de la Convention de 1988, lOrgane fait rapport chaque année à la Commission des stupéfiants sur lapplication dudit article. Ce rapport est également publié comme supplément au rapport annuel.
LOrgane aide les administrations nationales à satisfaire aux obligations que leur font les conventions. À cette fin, il propose aux administrateurs chargés du contrôle des drogues des séminaires et stages de formation, auxquels il participe. La tâche de lOrgane saccroît régulièrement en raison de lapplication par les États de mesures volontaires destinées à renforcer le contrôle des substances psychotropes, du nombre de plus en plus élevé des substances soumises à un contrôle international, des responsabilités supplémentaires confiées à lOrgane par la Convention de 1988 et de limpérieuse nécessité détudier sur place les situations qui pourraient menacer la réalisation des objectifs des traités, et de maintenir un dialogue permanent avec les États pour promouvoir des mesures destinées à enrayer la production illicite, le trafic et labus.
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