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 \ Rapport annuel \ Rapport Annuel 2000
RAPPORT DE
L'ORGANE INTERNATIONAL
DE CONTRôLE
DES STUPÉFIANTS
POUR 2000

E/INCB/2000/1

PUBLICATIÓN DES NATIONS UNIES
Numéro de vente: F.01.XI.1
ISBN 92-1-248097-7
ISSN 0257-3725

Table des matières

Avant-propos

Chapitres

  1. La surconsommation des substances pharmaceutiques placées sous contrôle international  (PDF)
    1. Assurer l'utilisation à des fins scientifiques et médicales des substances placées sous contrôle
    2. Besoins médicaux et approvisionnement à des fins médicales: deux variables à évaluer et à ajuster
    3. Impact des circuits de distribution des substances pharmaceutiques sur la consommation
    4. Effets des mesures de réglementation et de contrôle aux niveaux national et international
    5. Conclusions et recommandations

  2. Fonctionnement du système international de contrôle des drogues  (PDF)
    1. État des adhésions aux traités internationaux relatifs au contrôle des drogues
    2. Coopération avec les gouvernements
    3. Prévention du détournement vers le trafic illicite
    4. Mesures de contrôle
    5. Champ d'application du contrôle
    6. Disponibilité de drogues à des fins médicales

  3. Analyse de la situation mondiale  (PDF)
    1. Afrique
    2. Amériques
    3. Asie
    4. Europe
    5. Océanie

Notes (PDF)

Annexes (PDF)

  1. Groupes régionaux figurant dans le rapport de l'Organe international de contrôle des stupéfiants pour 2000
  2. Composition actuelle de l'Organe international de contrôle des stupéfiants

NOTES EXPLICATIVES

Les abréviations ci-après ont été employées dans le présent rapport:

 

ANASE            Association des Nations Unies de l'Asie du Sud-Est

ASARC            Association sud-asiatique de coopération régionale

BCEAO            Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest

CEDEAO           Communauté économique des États de l'Afrique 
de l'Ouest CEI Communauté d'États indépendants CICAD Commission interaméricaine de lutte contre
l'abus des drogues COMESA Marché commun des États de l'Afrique de l'Est
et de l'Afrique australe GHB gamma-hydroxybutyrate LAAM lévo-alpha acétylméthadol LSD diéthylamide de l'acide lysergique MDMA méthylènedioxymétamphétamine (ecstasy) OCDPC Office pour le contrôle des drogues et la
prévention du crime OCE Organisation de coopération économique OEA Organisation des États américains OIPC/Interpol Organisation internationale de police
criminelle OMS Organisation mondiale de la santé OUA Organisation de l'unité africaine PNUCID Programme des Nations Unies pour le contrôle
international des drogues SADC Communauté de développement de l'Afrique
australe sida syndrome d'immunodéficience acquise THC tétrahydrocannabinol VIH virus de l'immunodéficience humaine

Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites.

Les noms des pays ou régions mentionnés dans le texte sont ceux qui étaient utilisés officiellement au moment où les données ont été recueillies.

Les données communiquées après le 1er novembre 2000 n'ont pas été prises en compte pour la préparation du présent rapport.


Avant-propos

En vertu des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues, l'Organe international de contrôle des stupéfiants doit établir un rapport annuel sur ses activités. Chaque année, un chapitre de son rapport est consacré à un thème spécial, afin de contribuer aux discussions et aux décisions en matière de contrôle des drogues sur le plan national, régional et international. Le principal objectif des traités étant la prévention de l'abus des drogues et des problèmes qui y sont associés, les thèmes spéciaux des rapports des années précédentes étaient directement ou indirectement liés à la prévention de l'usage de drogues sans justification médicale ou scientifique.

Si la nécessité de la prévention de l'abus des drogues est évidente, il est plus difficile de déterminer la meilleure ligne de conduite. Étant donné que les causes de l'abus des drogues sont multiples et interdépendantes, la prévention de ce problème n'en est que plus complexe. À tous les niveaux de la prévention, la clef de toute stratégie à suivre consiste à réduire l'offre de drogues à des fins non médicales par un contrôle légal. À une époque, c'était là le principal, voire l'unique, moyen de contrôler l'abus des drogues; il apparaît toutefois de plus en plus clairement que cette démarche seule s'avère toujours insuffisante. À moins d'une élimination totale de l'offre illicite de drogues – but impossible à atteindre – l'abus des drogues se poursuivra; et à moins que cet abus ne cesse – but tout aussi inaccessible – l'offre illicite de drogues continuera. Par conséquent, la réduction de l'offre de drogues et la réduction simultanée de la demande accroissent l'efficacité de l'une et l'autre stratégies.

La réduction de la demande est une obligation importante en vertu de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, ainsi que de la Convention de 1971 sur les substances psychotropes, et cette importance a été reconnue au niveau international dans la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988. La question a été mise en lumière, et son importance soulignée, par l'étude thématique menée par l'Organe en 1993 et, ultérieurement, par la Déclaration sur les principes fondamentaux de la réduction de la demande de drogues, adoptée par l'Assemblée générale à sa vingtième session extraordinaire consacrée à la lutte commune contre le problème mondial de la drogue (résolution S-20/3 de l'Assemblée générale, annexe).

Si les traités internationaux relatifs au contrôle des drogues prévoient des mesures pour réduire la demande de drogues utilisées à des fins illicites, ils prévoient également que des substances pharmaceutiques soient mises à la disposition de ceux qui en ont besoin à des fins médicales. Dans le chapitre premier de son rapport pour 1999, l'Organe a appelé l'attention de la communauté internationale sur le fait que, dans de nombreuses parties du monde, peu d'analgésiques efficaces sont disponibles pour soulager la douleur et la souffrance. Dans le prolongement de ce thème, l'Organe a décidé d'examiner, dans son rapport pour 2000, un problème tout aussi important, à savoir la surconsommation des substances pharmaceutiques placées sous contrôle international.

Outre les programmes d'éducation de portée générale, les mesures de prévention apparemment les plus efficaces sont celles qui visent à réduire l'offre de drogues par une répression efficace, impliquant notamment l'application de peines suffisamment sévères pour dissuader ceux qui font d'énormes bénéfices grâce au trafic de drogues illicites. La réduction de la surconsommation des substances délivrées sur ordonnance dépend, toutefois, davantage d'une sensibilisation des médecins et autres praticiens à la prescription rationnelle des médicaments. Les progrès dans ce domaine passent par la réalisation d'un objectif à long terme, qui est de changer l'attitude du public à l'égard des médicaments en général, et des substances psychoactives en particulier.

Dans les chapitres II et III de son rapport pour 2000, l'Organe analyse le fonctionnement du système de contrôle international des drogues, ainsi que les grandes tendances en matière de trafic et d'abus de drogues dans différentes régions du monde. Il faut espérer que les gouvernements prendront des mesures efficaces pour promouvoir l'utilisation appropriée des substances placées sous contrôle et pour prévenir leur surconsommation, où qu'elle se produise. Par ailleurs, une attention particulière doit être accordée à l'offre de médicaments efficaces lorsque ceux-ci font défaut.

À l'aube de ce XXIe siècle, l'Organe espère que les États qui n'ont pas encore ratifié les traités internationaux relatifs au contrôle des drogues prendront les mesures nécessaires, afin que l'objectif d'une adhésion et d'une ratification universelles soit atteint. Il espère également que le présent rapport s'avérera utile pour les gouvernements et leur population dans leurs efforts conjoints pour relever les défis qui les attendent.

Hamid Ghodse
Président de l'Organe international de contrôle des stupéfiants


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