Aide-mémoire pour
le Président de l'ECOSOC
Discours devant l'OICS
le 19 mai 2006
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
C'est avec grand plaisir que je suis ici parmi vous alors que votre quatre-vingt-sixième session touche à sa fin. Nous sommes à un moment historique des relations entre le Conseil économique et social (ECOSOC) et l'Organe. Le Conseil vient d'élire sept nouveaux membres de l'Organe la semaine dernière. Je félicite ceux d'entre vous qui ont été réélus et leur souhaite beaucoup de succès. À ceux qui n'ont pas été réélus, je souhaite de réussir dans leurs entreprises futures.
La lutte contre la drogue et les problèmes connexes doit affronter des défis d'une complexité croissante et qui, en raison de différents facteurs comme le mésusage de l'Internet et des technologies de l'information, ont pris une dimension mondiale.
Comme vous le savez, le Conseil économique et social soutient depuis 1946 les mesures prises pour combattre la production, la fabrication, le trafic illicites et l'abus de substances placées sous contrôle international.
Au cours des dix dernières années, le Conseil économique et social a joué un rôle de premier plan pour améliorer le contrôle des drogues. En 1996, le débat de haut niveau de sa session de fond a porté sur la coopération internationale dans la lutte contre la production, la vente, la demande, le trafic et la distribution illicites de stupéfiants et de substances psychotropes. Depuis lors, les États Membres n'ont cessé de souligner l'importance cruciale de la coopération des autorités compétentes aux niveaux national, régional et international pour lutter efficacement contre ce fléau mondial. En 1998, l'Assemblée générale a organisé une session extraordinaire pour examiner le problème des drogues illicites. Le Conseil économique et social attend avec intérêt la suite qui sera donnée à la vingtième session extraordinaire de l'Assemblée générale consacrée à la lutte commune contre le problème mondial de la drogue en 2008.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Vous vous souvenez peut-être que le Sommet mondial de 2005 a confié au Conseil économique et social des missions et des fonctions nouvelles et l'a notamment chargé de faire le point chaque année sur la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Les chefs d'État et de gouvernement ont demandé que l'emploi productif et le travail décent fassent partie des politiques économiques et sociales destinées à atteindre l'objectif du Millénaire consistant à réduire de moitié l'extrême pauvreté d'ici à 2015. Conformément à cette mission, le Conseil économique et social a choisi comme thème du débat de haut niveau de sa session de fond en 2006: "L'instauration aux niveaux national et international d'un environnement propice au plein-emploi et à la création d'emplois productifs et à un travail décent, et son incidence sur le développement durable".
Le lien entre le problème de la drogue et l'emploi est évident. Les personnes qui manquent d'un environnement propice, qui vivent dans la pauvreté et qui sont confrontées au chômage ou au sous-emploi courent peut-être un plus grand risque de devenir des consommateurs et des vendeurs de drogues.
La durabilité à long terme de l'emploi productif ou de moyens de subsistance sûrs et légitimes pour la population est fondamentale pour que des résultats durement obtenus en matière de développement puissent être conservés.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Avoir choisi "Développement alternatif et moyens de subsistance légitimes" comme titre du premier chapitre de votre rapport annuel pour 2005 était opportun. Je partage entièrement votre analyse et vos conclusions, qui devraient être pleinement mises en œuvre. J'ai donc le plaisir d'inviter l'Organe à participer à la réunion que le Conseil économique et social tiendra à Genève en juillet 2006.
Un autre sujet auquel les États Membres du Conseil économique et social attachent une grande importance est l'accès aux médicaments pour le traitement de la douleur. Je crois savoir que l'Organe est en train d'achever avec l'OMS une étude de faisabilité qui contiendra des recommandations concernant d'éventuels dispositifs d'assistance qui faciliteraient le traitement adéquat de la douleur au moyen d'analgésiques opioïdes.
Je me félicite de cette initiative conjointe de l'OICS et de l'OMS et j'espère qu'elle aidera en particulier les pays en développement à supprimer les obstacles à l'utilisation médicale de ces analgésiques tout en veillant à ce qu'ils ne soient pas détournés à des fins illicites.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Les crises humanitaires comme le tsunami en Asie, ou d'autres, nous rappellent l'importance de développer des réponses globales et coordonnées aux catastrophes humanitaires qui ont des conséquences sanitaires et sociales graves.
Je sais le rôle important que l'Organe assume dans ces situations difficiles. Je compte sur son soutien continu pour que ceux qui ont un besoin urgent des médicaments essentiels puissent y avoir accès, conformément aux principes directeurs pour les situations d'urgence qui ont été mis au point conjointement par l'OMS et l'Organe.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Au nom du Conseil, je vous remercie d'avoir permis cet échange de vues sur le contrôle des drogues et les questions connexes. J'espère sincèrement que notre étroite collaboration se poursuivra dans l'avenir.
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